Rôle et valeurs

Actrice de la solidarité, la SDAT est une association dijonnaise indépendante qui apporte sa contribution à l’intérêt général. Issue de la société civile, elle lutte contre les exclusions autour des principes de tolérance, de respect et de non-discrimination.

Un rôle de prise en charge globale

Portée par les administrateurs bénévoles et les salariés, la SDAT offre à toute personne démunie et en rupture sociale, aide et assistance dans le domaine du logement, du travail, de la formation, de la santé… Elle assure ainsi un rôle de prise en charge sociale globale.

Pour ce faire, l’association dispose d’établissements différents mais complémentaires, pour l’accueil, l’orientation et l’accompagnement social des personnes en difficulté.

Ces moyens diversifiés, mais aujourd’hui nécessaires pour agir activement contre la précarité, permettent d’apporter une réponse adaptée à la situation de chaque personne accueillie, avec une priorité pour les ressortissants de la Côte d’Or.

Les valeurs de la SDAT

Parce que chaque personne en difficulté, quels que soient son origine, son âge, sa situation familiale, a droit à une prise en charge. Les accueils de la SDAT concernent toute rupture sociale, dès l’instant où la rupture est avérée ou lorsqu’il y a absence de traitement par d’autres partenaires.

Les engagements pédagogiques

À la SDAT, chaque personne est accueillie et accompagnée dans le respect de son identité physique, morale, affective, sa culture, son histoire, sa religion et sa singularité. Elle est placée au centre du dispositif selon des principes pédagogiques mis en lumière dès la création du projet associatif :

L’obligation de faire

Répondre à la demande, quel que soit le handicap, requiert une réflexion permanente sur les procédures et sur l’outillage à utiliser. De fait, la réalité des situations a sans cesse conduit la SDAT à s’adapter aux questions posées.

La garantie d’un droit à une réponse sociale immédiate et appropriée

L’insertion ne se réduit pas à la lutte contre la paupérisation. Elle inclut l’accès à des droits fondamentaux.
L’intervention est individualisée et couplée avec une action globale. L’accompagnement social exige de pouvoir offrir à la personne les conditions nécessaires à sa propre reconstruction.

L’accompagnement social global

L’accompagnement se déploie comme un processus multidimensionnel, dans une prise en charge médico-sociale, en mettant en jeu des aspects sociaux, culturels, professionnels, médicaux,…

L’inscription de l’individu au cœur de son environnement

L’accompagnement est à double objectif : restaurer l’individu et l’inscrire dans la réalité sociale. Tous les outils utilisés ne prennent sens que parce qu’ils sont articulés avec l’ensemble de la problématique individuelle et inscrits dans une réflexion locale d’insertion.
L’accompagnement global ne peut être alors envisagé qu’avec la notion de territoire.

Le temps de l’insertion

Parce que les personnes en difficultés concentrent des difficultés d’ordre social, familial, judiciaire, psychologique, psychiatrique… il convient d’inventer des réponses durables et ainsi d’éviter ce que l’on appelle «la logique permanente du provisoire».
L’accompagnement peut être long, car il demande des exigences de professionnalisme en même temps qu’il doit s’appuyer sur des principes de continuité et de non-abandon.
Les durées d’accompagnement préconisées sont souvent trop courtes pour certaines personnes qui, malmenées par la vie depuis de longues années, ont besoin d’un temps suffisamment long, de rassurance et de relais qui reste à adapter et à développer.

Le référent social unique, garant du parcours de la personne

La notion de référent unique (expérimentée depuis de nombreuses années dans la pédagogie de la SDAT) prend toute son importance quand il s’agit d’établir des parcours cohérents, en évitant autant que possible d’élaborer des itinéraires hachés, c’est-à-dire en jonglant avec les opportunités.

La notion de continuité

Cette notion de continuité d’accompagnement des parcours vient à l’encontre de la notion d’errance institutionnelle qui pousse les individus d’une institution à l’autre pour trouver de l’aide.
Elle apparaît aujourd’hui dans le rapport de M. APPARU.
L’obligation de faire, c’est accepter des itinéraires construits «d’aller et retour» et aussi, inscrire les ruptures et les échecs dans la continuité de la prise en charge.

La notion de santé sociale

Ce n’est plus dans une vision de la personne -confrontée à ses problèmes personnels- que doit être considérée notre action sociale. L’accompagnement doit être envisagé dans une vision globale de la personne, dans son rapport avec son environnement, dans un concept de «santé sociale». La notion de santé sociale renvoie à la capacité qu’a un individu à négocier avec la “société”, les autres, son entourage, les services et les institutions, et aussi à créer et recréer des relations avec l’environnement social et l’ensemble de sa vie (sa santé, son logement, son travail, ses relations affectives, …).
Cette vision de l’homme, rattachée à son environnement présent et à venir et non plus uniquement à son passé, appelle des procédures d’intervention qui nécessitent un partenariat externe riche et diversifié que la SDAT a mis en place depuis de très nombreuses années.
Les travailleurs sociaux qui mènent les projets individualisés sont à même d’activer ces réseaux en vue d’un meilleur service rendu à l’usager.